b.La récidive
En France, la récidive concerne entre 5 et 10 % des détenus. Elle devrait être une priorité comme pour la réinsertion des détenus. La récidive dépend de différents facteurs tel que le profil des prisonniers (âge, emploi, situation matrimoniale) mais aussi de la nature du délit et de la nature de la peine.
Elle a lieu assez rapidement comme l'annonce l' Art.132-11 du Code Pénal : Dans le cas où la loi prévoit que la récidive constitue un délit, la récidive est constituée si les faits sont commis dans le délai de trois ans à compter de l'expiration ou de la prescription de la précédente peine. La récidive ne peut malheureusement être stoppée ou totalement évitée mais peut être d'une certaine manière prévenue. Cette prévention peut s'effectuer en développant les alternatives à l'incarcération notamment le Placement sous Surveillance Électronique, la semi-liberté, et le placement à l'extérieur sous surveillance. Celles-ci permettent de prévenir l'administration de l'établissement carcéral du détenu concerné qui serait tenté de récidiver.
Cette méthode utilisant une alarme et l'engageant à respecter des règles strictes, l'oblige à contrôler ses gestes et l'entraîne à ne pas récidiver. De plus, un détenu auquel a été attribué une alternative, se sent en parti libre, ce qui agit sur son état psychologique puisqu'il n'est plus complètement enfermé, il ne développe plus d'agressivité, de nervosité, ou de paranoïa. Se sentant mieux dans leur peau, peut être que les détenus seront moins tentés de récidiver. Les alternatives à l'incarcération consistent ainsi à dissuader le plus possible de détenus à récidiver.
Ensuite depuis 2010 s'est développé 156 Programmes de Prévention de la Récidive (PPR) qui sont une modalité d'intervention des Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation (SPIP) centrée sur le passage à l'acte pour certaines catégories de détenus dans le but d'une prévention de la récidive. Ces Programmes de Prévention de la Récidive consistent en l'apprentissage de la réflexion sur la conséquence de leurs actes, les amener à mieux se connaître et à se contrôler. Ceux-ci existant depuis 1990, ont fini par être réétudiés et ont commencé de se développer en 2010. Mais ce n'est que le début, ces programmes sont en nombre insuffisant par rapport à tous les détenus qui devraient en bénéficier d'où l'importance de les développer.
Le développement des alternatives à l'incarcération et des Programmes de Prévention de la Récidive vont permettre d'éviter la récidive mais pas totalement.
Conclusion : Afin de faciliter la réinsertion des détenus et de prévenir la récidive, le gouvernement devrait développer les alternatives à l'incarcération.
Partie 2: Les alternatives