III.Après la peine …

A.La réinsertion

La France souhaite aider au maximum les détenus sous écrous pour leur réinsertion. Ils peuvent bénéficier d'une assistante sociale, d'allocations (chômage, familiales), de soins : un médecin et un dentiste sont attribués à chaque établissement carcéral, et des activités diverses et variées.
De plus, des cours sont réalisés dans les prisons, et selon le niveau d'étude de chaque détenu,des concours ou des diplômes sont ensuite passés. Le CFG, équivalent au certificat d'étude, est passé par la plupart d'entre eux et 80% ont le niveau de CAP, BEP. Mais si un détenu ne veut en aucun cas bénéficier de ces aides, l'administration n'est pas en droit de lui obliger, donc il se désocialise. Malheureusement, la plupart des détenus sous écrous subissent ce phénomène de dé-socialisation par manque de volonté.

Les alternatives  permettent d'éviter ce phénomène, en particulier le bracelet sous placement électronique (PSE), la semi-liberté, et le placement à l'extérieur sous la surveillance du personnel pénitentiaire. Un début de liberté est accordé aux détenus ce qui va leur permettre de réintégrer au fur et à mesure une vie sociale et non pas de rester coupé du reste du monde dans un établissement carcéral. (Art. 132-26 du Code Pénal : le condamné admis au bénéfice de la semi-liberté est astreint à rejoindre l'établissement pénitentiaire selon les modalités déterminées par le Juge d'Application des Peines en fonction […] du projet d'insertion ou de réinsertion en vue duquel il a été admis.)
De surcroît, au cours de leur réinsertion, les anciens détenus pourront faire face à une certaine réticence et influence vis à vis de la société, notamment lorsqu'il est question de trouver un emploi,ils sont victimes de stigmatisation. Si un détenu a effectué une peine de prison ferme, il ne pourra en aucun cas accéder à un poste d'administration, créant donc un handicap supplémentaire pour celui-ci.

    Une idée originale de réinsertion en Seine Saint-Denis
















Un employeur en apprenant que son futur employé a fait de la prison risque de ne pas vouloir le choisir, alors que si la personne a juste effectué une peine sous la forme d'un bracelet électronique, l'employeur sera moins réticent puisque une alternative à l'incarcération n'est pas accordée à n'importe lequel des détenus puisque cette décision est prise par le Juge d'Application des Peines.

Pour faciliter la réinsertion des détenus dans tous les domaines que se soit (emploi, vie sociale...), les alternatives doivent se développer.
Partie1:l'Emprisonnement
Partie 2: Les alternatives
Partie 3: Après la peine
La réinsertion