B) 1) Des établissements carcéraux peu adaptés au suivi des détenus

En raison de la surpopulation dans la plupart des centres publiques on note « un mélange des détenus »,par exemple dans les maisons d'arrêts tout les délits et crimes sont mélangés.
Les délinquants sexuels ne sont pas toujours isolés, en raison de difficultés matérielles et en considérent la proportion importante qu'ils représentent, 21,4%.
Ce mélange s'explique par un manque criant de moyens ainsi que de personnels (surveillants,psycologues) et est à l'origine directe de la récidive chez certains détenus nécessitant un suivi particulier voir médical comme les délinquants sexuels ou encore les détenus souffrant de maladies mentales.
En revanche la formation de réseau de gangs dut à ce mélange » semble plus révéler du mythe que de faits établis même si comme dans le monde extérieur il y a des personnes plus influençables que d'autres.

Mais la récidive est un autre problème majeur: 59 % des détenus sont de nouveau condamnés dans les cinq ans qui suivent leur libération, et 46 % d'entre eux à de la prison ferme.Les taux varient selon la nature des condamnations : ainsi il est plus important concernant les condamnations en état d'ivresse et de recels. En effet se sont d'avantage les condamnés pour petits délits qui ont tendance à récidiver comme le révèle le journal Le Monde en 2002 :Les détenus condamnés à des peines de moins de douze mois sont 61 % à récidiver cinq ans plus tard, les condamnés à cinq ans et plus sont 33 % à récidiver"( les taux de récidive pour condamnations pour crimes sexuels et outrages sont les plus faibles).
Ainsi le pouvoir dissuasif de la prison n'a pas la même portée sur chaque individu : certains enchaînent les condanations avec un long casier judiciaire, passant leur vie en prison alors que d'autres individus "non-professionnels dans la criminalité" ne feront qu'un seul séjour en prison ,c'est aussi le cas pour certains toxicomanes ou alcooliques qui suivent des cures par la suite.


Mais le fait le plus alarmant qui peut nous permettre de douter du suivi approprié des détenus est le taux de suicide en prison en hausse depuis 1950 (cinq fois plus) ,il a fortement augmenté depuis 2009 (115 décès) ,pour les 10 premiers mois de 2011 il y a déjà 97 suicides qui selon L'Observatoir International des Prisons (OIP) seraient la coséquence à un suivi inadapté des personnes : moyens humains insuffisants . Ces suicides ont lieu dans un quart des cas lors des  deux mois qui suivent l’incarcération et la moitié dans les six premiers mois pour la période 1998-2008. Parmi les
détenus, les prévenus, plus récemment incarcérés et en attente de leur jugement, se suicident deux fois plus ceci pouvant s'expliquer par un choc psycologique dut à l'emprisonnement (privation de liberté) ou à une fuite des responsabilités
.Le fait que le taux de suicides en prison augmente alors que celui de la population reste le même, est bien le signe que le problème vient de l'univers carcéral.;En France, Les détenus se suicident six fois plus que les hommes libres âgés de 15 à 59 ans, constatait fin 2009 l'Institut national d'études démographiques (Ined).Une solution est avancée : l'aménagement des courtes peines; renforcé par la loi pénitencière de 2009.
Partie1:l'Emprisonnement
Partie 2: Les alternatives
Partie 3: Après la peine
Suivi des détenus